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Chloé Delaume
LA NUIT JE SUIS BUFFY SUMMERS
Livre de 128 pages
Format 13 x 19 cm.
paru le 12 octobre 2007
isbn :
13 euros
L’hôpital psychiatrique dans lequel vous séjournez est en proie à l’agitation. Vos voisins de cellule sont fébriles, le personnel soignant tendu ; les rumeurs se répandent, les incidents se multiplient. Vous ne voyez pas le rapport entre le trafic d’organes orchestré par l’infirmière en chef et la dénommée Buffy Summers aka la Tueuse, héroïne de série télévisée. Pourtant vous allez devoir enquêter, survivre, et peut-être même sauver le monde. Enfin si vous êtes prêt à jouer. Après Corpus Simsi et Certainement pas, Chloé Delaume poursuit son exploration du jeu en littérature. S’inspirant des traditionnels livres dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers est un roman interactif où humour, fantastique et détournements littéraires proposent au lecteur de singulières pérégrinations en terre d’amnésie. Extrait : Prologue
C’est donc très fermement que Miss Mildred Ratched somme ses aides soignantes de prélever les organes d’usage, ainsi que les crânes et certains os avant de nettoyer les lieux. Pour tout solde cette nuit, une seule satisfaction : le bocal tintinnabule ses cinq kilos de métacarpes, elle peut enfin honorer sa plus ancienne commande, le maire sera ravi. Tout du moins quelques jours. Le temps de résoudre ce fœtal problème d’importation. Elle jette un dernier coup d’œil à la réserve. Le congélateur manque de rates, les cœurs se sont brisés au contact du froid, dans le formol verdissent les kystes cervicaux. Même l’écume recueillie aux lèvres des épileptiques cristallise très singulièrement, un précipité rosse au creux des petits tubes. Seule la collection de papillomes scintille souveraine, un écrin à framboises. Un produit rare mais peu en vogue, autant dire un luxe inutile. L’ouverture du onzième frigo confirme le déficit de poches d’hémoglobine, Miss Mildred soupire en songeant au jadis pourtant pas si lointain où le sang par hectolitres se faisait disponible, mauvais, noir, parfois sain. Un stock épais et riche ; un glorieux catalogue. Presse :
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Communiqué
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